Le syndic, mandataire du syndicat des copropriétaires, a pour mission de gérer l’immeuble d’une copropriété au quotidien, et de représenter le syndicat dans tous les actes civils et en justice (article 18 de la Loi du 10 juillet 1965).

La responsabilité du syndic est à distinguer de celle du Syndicat des copropriétaires qu’il représente, la responsabilité sans faute du Syndicat des copropriétaires pouvant être engagée par exemple pour des dommages causés par les parties communes (article 14 de la Loi du 10 juillet 1965).

Comme tout mandataire, le syndic répond de sa gestion envers le Syndicat des copropriétaires sur le fondement de la responsabilité contractuelle (I), mais également envers des copropriétaires pris individuellement et des tiers sur le fondement de la responsabilité délictuelle ou quasi-délictuelle (II), mais cette responsabilité n’est pas sans limites (III).


I. La responsabilité contractuelle du syndic

Compte tenu de son mandat, le syndic répond de ses fautes de gestion sur le fondement contractuel à l’égard du Syndicat des copropriétaires (articles 1231-1 et 1992 du Code civil).

L’essentiel des missions du mandat de gestion du syndic est énoncé à l’article 18 de la Loi du 10 juillet 1965 : l’administration, l‘entretien, la conservation de l’immeuble par l’exécution de travaux urgents, la gestion financière, etc.

A noter que seuls les copropriétaires peuvent reprocher un éventuel défaut de pouvoir à agir en justice du syndic au nom du syndicat, en dehors des exceptions prévues par l’article 55 du Décret du 17 mars 1967.

Quelques exemples jurisprudentiels de fautes contractuelles retenues à l’encontre du syndic :


II. La responsabilité délictuelle du syndic

A défaut de mandat les liant, la faute du syndic engage sa responsabilité délictuelle ou quasi-délictuelle à l’égard des copropriétaires à titre individuel et des tiers (articles 1240 et 1241 du Code civil).

Quelques exemples jurisprudentiels de fautes délictuelles ou quasi-délictuelles retenues à l’encontre du syndic :


III. Les limites de la responsabilité du syndic

L’existence d’une faute du syndic est appréciée à l’aune des diligences normales qui lui incombaient dans l’exécution de son mandat de gestion.

Quelques exemples jurisprudentiels de fautes non retenues à l’encontre du syndic :


En quelques mots, la responsabilité du syndic :

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Charles-Amadou Dramé
Avocat au Barreau de Paris

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